En redressement judiciaire, American Airlines place ces suppressions de postes dans le cadre d'un plan d'économies drastiques. Mardi, face aux syndicats de la compagnie, Tom Hurton, PDG d'American Airlines, a précisé que son but est de parvenir à 20 % de réduction des coûts. Dans un courrier adressé aux salariés de la compagnie, le PDG a indiqué que "tous les groupes de travail verront leurs coûts totaux réduits de 20 %, y compris l'encadrement".
AMR, maison mère d'American Airlines, prévoit de supprimer 1 400 postes dans l'encadrement, 400 chez les pilotes et 2 300 chez les hôtesses et stewards. Mais les plus touchés par ces coupes seront la maintenance et les emplois au sol : environ 4 600 postes chez les premiers et 4 200 chez les seconds.
Outre ces réductions d'effectifs, la direction de la compagnie prévoit de réduire sa contribution financière au plan d'épargne retraite de ses salariés.
L'objectif de M. Horton est d'augmenter les recettes de 1 milliard de dollars par an (environ 760 millions d'euros) et, simultanément, de parvenir à économiser 2 milliards de dollars (1,52 milliard d'euros).
Le plan d'économies passe par "la restructuration de la dette et des contrats de location, et l'immobilisation d'avions anciens", a prévenu le PDG.
Surtout, AMR a fait savoir qu'elle veut "s'attaquer à la structure de coûts, y compris les coûts salariaux", une démarche à laquelle les pilotes de la compagnie sont opposés. Ils estiment avoir consenti d'importants sacrifices en matière de revenus, quand American Airlines a traversé une première crise financière, en 2003.
AA A "RATÉ LE COCHE"
La compagnie qui s'est placée, fin novembre 2011, sous le registre des faillites - le chapitre 11 de la législation américaine - a vu ses pertes se creuser. Le trou a atteint 904 millions de dollars pour le seul mois de décembre 2011, plus que le total des pertes accumulées entre janvier et septembre (884 millions de dollars).
Pour nombre d'analystes, American Airlines, encore numéro un mondial en 2001, a "raté le coche" faute de nouer, à temps, une alliance avec une autre compagnie, notamment pour rationaliser les coûts de ses dessertes.
A l'inverse, la rivale Delta Airlines a trouvé son salut au prix d'une fusion avec Northwest, en 2008. Même démarche pour United, qui a avalé Continental en 2010. American Airlines ne devrait plus échapper à un rapprochement. Delta Airlines regarde le dossier. US Airways est aussi sur les rangs.
source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/03/american-airlines-s-inflige-une-cure-d-austerite-avant-un-probable-rachat_1638503_3234.html

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